Une même logique de défense des droits des travailleurs : refuser l’austérité, rejeter la remise en cause des droits et du code du travail, et préparer la mobilisation en assurant le succès du meeting national FO du 24 janvier !

, par Udfo57

Le bureau de l’Union départementale FO Moselle, réuni le 14 janvier 2013, a pris connaissance de l’accord donné au niveau interprofessionnel par les organisations syndicales nationales CFDT, CFTC et CGC au texte patronal qui, au nom de la compétitivité et de l’assouplissement du marché du travail, remet en cause des dispositions fondamentales du Code du travail au travers d’encore plus de flexibilité et de précarité pour les salariés.

Le bureau de l’Union départementale FO Moselle dénonce cet accord, qui au nom d’une prétendue défense de l’emploi, met en application dans la réalité les accords compétitivité-emploi dont la logique est imposée par le pacte Euro+ de mars 2011, dont le gouvernement de Nicolas Sarkozy et François Fillon avait défini les contours et qui a été formalisée dans le rapport Gallois commandé par François Hollande.

Ainsi, la démonstration est faite, encore une fois, qu’avant et après les élections présidentielles, c’est toujours la même politique qui est menée ; celle qui consiste à faire payer aux travailleurs, au nom des traités européens et de la règle d’or et au travers de l’austérité, les effets d’une crise dont ils ne sont pas responsables.

Le bureau de l’UD considère qu’il n’y avait rien à gagner dans cette « négociation », et tout à perdre, dans la mesure où elle s’inscrivait dans le cadre de la compétitivité des entreprises, de la réduction du coût du travail et de l’assouplissement des prétendues rigidités du Code du travail, causes de tous les maux !

Il ne pouvait donc pas y avoir de bon accord ou de compromis acceptable par un vrai syndicat dans ce cadre ; faire croire le contraire reviendrait à tromper les salariés.

Le bureau de l’Union départementale se félicite donc que la Confédération FO, fidèle aux revendications définies en congrès confédéral et en comité confédéral national, rejette cette politique et cet accord de destruction des droits.

Le bureau de l’Union départementale constate également que certains commentateurs regrettent ce rejet de la Confédération FO l’accusant parfois même d’être « le syndicat de la conservation au détriment de la modernisation ». Pour les adeptes du libéralisme, de l’intégration et de la collaboration des organisations syndicales, il faudrait en effet que les syndicats acceptent la diminution des droits au nom de la raison économique ; c’est le réformisme moderne qui s’oppose, nous dit-on, au syndicalisme de revendications, « fossilisé » et « conservateur » comme le stigmatise le rapport Gallois.

Pour autant, le bureau de l’Union départementale FO Moselle revendique et défend ce syndicalisme authentique, libre, indépendant et revendicatif. Et c’est dans ce cadre qu’il considère qu’il est indispensable de s’engager sur la voie de la mobilisation des travailleurs, ce que doit préparer le Meeting national du 24 janvier qu’organise la Confédération FO à Paris avec un objectif de plus de 4000 participants, dont plus de 100 militants FO de Moselle.