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Un millier de manifestants à Metz le 15 septembre pour l’abrogation de la Loi Travail !

Conclusion du discours des organisations syndicales FO, CGT, FSU et Solidaires prononcé en fin de manifestation devant la préfecture :

"Cette nouvelle journée de manifestations est importante car elle est la preuve de notre détermination, de notre volonté de ne pas subir et de toujours continuer à nous battre contre la liquidation programmée du code du travail. Nous savons que la loi Travail est une étape vers l’individualisation complète des relations du travail : Nous refusons d’être des « travailleurs Uber », nous refusons d’être des travailleurs sous payés et sous protégés. Nous refusons le chacun pour soi, le chacun dans son coin. Alors les organisations syndicales utiliseront tous les moyens, y compris juridiques, pour faire obstacle à la loi Travail.

Et en même temps, nous devons continuer sans relâche, dans nos entreprises et nos administrations à préparer nos militants, nos adhérents et l’ensemble de nos collègues à se mobiliser, à se rebeller car une chose est sûre : nous n’attendons rien d’une quelconque échéance électorale. Notre avenir, celui de nos droits et ceux de nos enfants est exclusivement entre nos mains.

ALORS ENSEMBLE, NE LÂCHONS RIEN !"

Le discours complet :

Cher(e)s camarades,

Pendant des mois les salariés du secteur privé, les fonctionnaires, les jeunes, les chômeurs, les retraités se sont mobilisés par centaines de milliers, par millions, pour combattre la destruction du Code du travail, pour lutter contre la régression sociale la plus violente de ces dernières décennies.

Par la procédure antidémocratique du 49-3, ce gouvernement libéral-autoritaire a imposé la loi Travail qui liquide les acquis de 1936 et notamment le principe de faveur et la hiérarchie des normes, ceux du Conseil national de la résistance, ceux des conventions collectives issues de la loi de février 50. Elle prépare aussi de fait la remise en cause à très court terme des statuts des fonctionnaires.

Alors c’est vrai, la loi est promulguée depuis le 8 août et même s’il va falloir plus d’une centaine de décrets d’application, les dispositions principales, les plus nocives, de cette contre-réforme peuvent s’appliquer dès maintenant.

Certains membres du gouvernement ou certains responsables patronaux ont durement critiqué les opposants à la loi Travail : les analyses, les revendications des organisations syndicales relevaient paraît-il du fantasme… Aujourd’hui ces prétendus fantasmes vont très rapidement se transformer en réalité, ou plutôt en cauchemars !

Déjà des entreprises de Moselle convoquent, ou se préparent à convoquer, les syndicats pour renégocier l’organisation ou la durée du travail dans la perspective de réduire les coûts salariaux.

La Smart a servi de laboratoire d’essai. Cette entreprise a imposé à chaque salarié une modification de son contrat de travail les obligeant à travailler 39 heures payées 37. Certes les salariés ont accepté cette modification sous la contrainte et la menace de la délocalisation de l’activité, mais cette modification était illégale.

Ce que la loi Travail a changé, c’est que ce qui était illégal avant, deviendra désormais la norme. La remise en cause du Code du travail, des conventions collectives, des contrats de travail ne sera plus condamnable mais légitimée par la ratification de syndicats autoproclamés « réformistes ». La démocratie du pistolet sur la tempe au travers de pseudo-référendums servira ensuite de paravent aux collaborateurs du patronat et du gouvernement.

Alors oui c’est vrai, cette loi a été promulguée. Mais malgré tout elle reste ultra minoritaire : minoritaire parmi la population et notamment les salariés qui en comprennent parfaitement la nocivité ; minoritaire parmi les organisations syndicales ; minoritaire politiquement y compris dans la majorité présidentielle.

N’en déplaise à Laurent Berger, secrétaire général de la Cfdt, qui a osé dire au moment où les organisations nationales CGT, FO, FSU et Solidaire tenaient un meeting de mobilisation à Nantes : « Les décrets c’est ça qui m’intéresse. Je n’ai pas envie de commenter ce que font CGT et FO » « Je demande au gouvernement d’aller très vite ».

Pour cette organisation qui se prétend syndicale, peu importe le mécontentement des salariés qui n’en peuvent plus de voir laminer leurs droits, peu importe le rejet de cette politique libérale et de la loi travail, le gouvernement doit aller encore plus vite, encore plus fort. Exactement les mêmes formules, exactement les mêmes attidudes que le Medef et les tenants du libéralisme économique.

Il faut le dire et le rappeler en permanence, cette loi ultra minoritaire est absolument illégitime à tout point de vue. C’est la raison pour laquelle les organisations syndicales qui constituent le front de résistance à la loi travail - FO, CGT, FSU, Solidaires, UNEF - ont très clairement affirmé dès le mois d’août qu’elles ne lâcheraient rien, qu’elles n’accepteraient jamais le changement de modèle social qu’induit la loi Travail, et qu’elles en revendiqueraient l’abrogation.

L’ensemble de nos organisations syndicales nationales a donc donné rendez-vous au gouvernement à la rentrée, et par là-même elles ont donné rendez-vous à l’ensemble des salariés, des jeunes, des retraités et des chômeurs. L’objectif : transformer le mécontentement des salariés qui ne faiblit pas en véritable mobilisation sur le terrain.

Nous tenons aujourd’hui notre treizième journée de mobilisation qui fait suite à des mois de grèves, de manifestations, de rassemblements et d’actions. Bien entendu, personne ne pense que ce soir le gouvernement aura brusquement une illumination. Personne ne pense un seul instant que ce gouvernement va renoncer d’un coup à sa politique libérale au profit des entreprises et du patronat.

Pour autant, cette nouvelle journée de manifestations est importante car elle est la preuve de notre détermination, de notre volonté de ne pas subir et de toujours continuer à nous battre contre la liquidation programmée du code du travail. Nous savons que la loi Travail est une étape vers l’individualisation complète des relations du travail : Nous refusons d’être des « travailleurs Uber », des travailleurs sous payés, sous protégés. Nous refusons le chacun pour soi, le chacun dans son coin.

Alors les organisations syndicales utiliseront tous les moyens, y compris juridiques, pour faire obstacle à la loi Travail.

Et en même temps, nous devons continuer sans relâche, dans nos entreprises et nos administrations à préparer nos militants, nos adhérents et l’ensemble de nos collègues à se mobiliser, à se rebeller car une chose est sûre : nous n’attendons rien d’une quelconque échéance électorale. Notre avenir, celui de nos droits et ceux de nos enfants est exclusivement entre nos mains.

ALORS ENSEMBLE, NE LÂCHONS RIEN !





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