Communiqué de presse de FO Moselle Nationalisation du site ArcelorMittal de Florange : piteuse réponse du Président de la République, et absence totale de réponse des élus mosellans !

, par Udfo57

Dans deux lettres ouvertes du 14 décembre 2012, les Unions départementales FO et CGT Moselle demandaient d’une part au Président de la République, de changer de cap sur le dossier de Florange, de respecter les engagements qu’il avait pris en tant que candidat pendant la campagne électorale, et par conséquent de déposséder le Groupe Mittal du site de Florange pour permettre de la céder à un repreneur, et sollicitaient dans le même temps les élus locaux afin qu’ils ne renoncent pas à cette revendication qu’ils avaient défendue pendant quelques jours.

En effet, les Unions départementales FO et CGT ont considéré que la prise de contrôle par l’État conservait toute sa pertinence alors qu’à l’inverse le deal passé entre le gouvernement et Monsieur Mittal ne préserve en aucun cas ni le site intégré, ni les emplois.

Le Chef de Cabinet de François Hollande s’est fendu, peu avant les fêtes de fin d’année, d’une réponse insipide évacuant piteusement l’ensemble des questions de fond abordées par les organisations syndicales FO et CGT Moselle, et surtout ne démentant à aucun moment que l’accord entérine de fait la fermeture des hauts fourneaux et donc le dépeçage du site.

De leur côté, les élus mosellans, les présidents des Conseils général et régional, qui participent au comité de suivi ont ignoré la lettre ouverte des Unions départementales CGT et FO du 14 décembre 2012.

FO s’interroge : la participation au comité de suivi et la demande du respect de cet accord ne serait-elle pas de fait en contradiction avec l’exigence de la nationalisation même temporaire du site de Florange et du redémarrage des hauts fourneaux ? Ce qui expliquerait que les élus, et autres participants du comité de suivi, soient quelque peu gênés aux entournures !

Metz, le 8 janvier 2013