Mardi 12 février les personnels de l’Éducation nationale étaient appelés à la grève.

, par Udfo57

A l’origine un appel interfédéral FO-CGT-FAEN-SUD-CNT :

- Pour l’abandon du projet de loi d’orientation sur l’école
- Pour l’abrogation du décret sur les rythmes scolaires

Le mécontentement est profond parmi les instituteurs et les professeurs des écoles qui refusent de voir se dégrader leurs conditions de travail et les conditions d’apprentissage de leurs élèves, tout comme ils n’acceptent pas d’être soumis aux décisions des collectivités locales par le biais d’un Projet Éducatif Territorial.


La manifestation à Metz

Bien que ne se déclarant pas d’accord avec le mot d’ordre de retrait du décret (publié le 26 janvier), le Snuipp-FSU a été contraint d’appeler à la grève, tout comme l’Unsa. La grève a été massive dans le primaire, de l’ordre de 50%. Des dizaines d’écoles de Moselle ont été complètement fermées.

Dans le second degré, le projet de loi d’orientation (dite loi Peillon) met en place la territorialisation de l’École. La formation professionnelle passe entièrement sous le contrôle de la région, les services de l’Orientation scolaire (et leurs personnels) également.

Élément essentiel de l’Acte III de la décentralisation, cette loi remet en cause l’École de la République, l’égalité du droit à l’instruction sur tout le territoire, ainsi que le statut national des personnels, fonctionnaires d’État, garants du service public.

Force Ouvrière (la Confédération, et sa fédération de l’enseignement, la FNEC FP-FO) ont voté contre au Conseil Supérieur de l’Éducation.

Dans l’académie de Nancy-Metz et particulièrement en Moselle, le mécontentement est exacerbé par les suppressions de postes. En Moselle à la rentrée 2013, l’Inspecteur d’Académie s’apprête à effectuer 88 retraits de postes, c’est-à-dire à fermer 88 classes (mesures annoncées au CT départemental ce jeudi 14).

Il est où le changement ? Manifestement rien n’est réglé !