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Éditorial du Combat social de décembre 2015 : journal mensuel de l’Union départementale FO de Moselle." />
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Éditorial du Combat social de décembre 2015 : journal mensuel de l’Union départementale FO de Moselle.

L’urgence, c’est ne pas lâcher sur les revendications, combattre et résister !

Après les attentats du 13 novembre à Paris, l’Union départementale FO de la Moselle a condamné avec la plus grande force ces actes de barbarie et rappelé son attachement aux valeurs de la République : Liberté, Égalité, Fraternité et Laïcité.

Le gouvernement a décrété l’état d’urgence qui a été voté par le Congrès pour trois mois qui pourrait se renouveler sur une plus longue période. Il est même question de modifier la Constitution.

Sans entrer sur un terrain politique qui n’est pas le nôtre, et sans esprit partisan puisque nous sommes fidèle à la Charte d’Amiens et donc à l’indépendance syndicale, notre organisation syndicale, tant la Confédération que l’Union départementale, ne peut rester muette sur ces questions.

Si la sécurité des citoyens doit être assurée, nous devons être absolument vigilants sur l’évolution de la situation du point de vue des libertés individuelles et collectives, et notamment sur les questions essentielles des libertés syndicales, du droit de grève et de manifester.

Ces actes particulièrement odieux, de même que l’application de l’état d’urgence, ne doivent pas nous conduire, et ne nous conduiront pas, à renoncer à nous exprimer, à revendiquer et surtout à combattre la régression sociale organisée par le gouvernement et le patronat au nom d’un concept « d’union nationale ou d’union sacrée".

Pour le président de la République, le pacte de sécurité doit primer sur le pacte budgétaire européen. Dont acte, néanmoins nous constatons que ce dernier continue à prévaloir sur les services publics, sur la protection sociale, et que le gouvernement ne renonce pas au pacte de responsabilité et à sa politique libérale qui conduit au démantèlement du code du travail.

État d’urgence ou pas, nous réaffirmons la nécessité de nous engager à créer le rapport de force, et à construire dans toutes les entreprises et les administrations les conditions d’un véritable appel à la grève interprofessionnelle.

L’état d’urgence nous interpelle aussi parce qu’il y a un risque de dérive.

Déjà, un délégué syndical FO de Moselle qui avait engagé un bras de fer musclé avec sa direction et une partie de l’encadrement de son entreprise face à du harcèlement, des comportements inacceptables vis-à-vis de salariés, et des conditions de travail déplorables a fait l’objet d’une dénonciation parce qu’il s’est converti à l’islam (pour épouser sa compagne).

Ce camarade a été interpellé publiquement sur son lieu de travail, devant les salariés, par plusieurs gendarmes en arme et accompagné à la gendarmerie... pour lui remettre une simple convocation pour le lendemain ; convocation à laquelle il a répondu sans difficulté et sans résistance.

Ce camarade n’a rien à se reprocher, et en définitive les forces de l’ordre n’avaient rien à lui reprocher non plus. Mais comme on peut l’imaginer, cela laissera pourtant des traces : « il n’y a pas de fumée sans feu..., cet homme là est dangereux »...

Pire encore, ce camarade qui mobilisait ses collègues et préparait une grève s’est forcé à taire ses revendications pour ne pas mettre d’huile sur le feu. Simplement pour se faire oublier. Objectif atteint ?!

Alors oui, nous devons être vigilants sur cette question de l’état d’urgence et intransigeants sur le respect de nos libertés pour assurer notre capacité à résister.

Cet éditorial est écrit entre les deux tours des élections régionales. Je ne commenterai pas les résultats et Force Ouvrière, fidèle encore à ses principes, ne donne aucune consigne de vote.

On peut néanmoins être interpellé par certains propos ou certains commentaires. Jean-Christophe Cambadelis, premier secrétaire du parti socialiste, interviewé sur RTL a considéré que tout le monde était responsable des résultats de ce scrutin : la droite, la gauche, les syndicats, etc.

Qui est responsable du vote des électeurs, de la crise et de ses conséquences ? Les gouvernements qui mettent en oeuvre les contre-réformes ? Ou les syndicats qui dénoncent la politique économique et sociale du gouvernement, qui contestent et combattent le pacte d’austérité, les cadeaux faits aux patrons, la remise en cause du Code du travail, la remise en cause des retraites complémentaires ?

Manuel Valls, en conclusion de la Conférence sociale d’octobre, avait déjà pris à parti FO et la CGT accusées de "saper les fondements de la démocratie sociale".

Aujourd’hui, ces mêmes syndicats seraient encore coupables et responsables, et menaceraient la démocratie tout court !

Nous n’acceptons pas ces mises en cause de la part de ceux qui mènent une politique de régression sociale généralisée qui renforce les conséquences de la crise, et notamment le chômage.

Dans tous les cas, ils ne feront pas taire les revendications, ils ne feront pas taire Force Ouvrière. L’urgence, c’est ne pas lâcher sur les revendications, combattre et résister !

Alexandre TOTT
Secrétaire général





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