ECOMOUV’ : l’État doit garantir l’emploi et l’avenir de tous les salariés

, par Udfo57

Le gouvernement a décidé récemment de suspendre la taxe poids lourds (feue l’écotaxe) et rend plus illisible encore, si c’est possible, l’action gouvernementale sur cette question comme sur bien d’autres. Cette décision illustre l’absence absolue de cohérence des gouvernements successifs sur la fiscalité, mais confirme toutefois une volonté permanente de remettre en cause le Service public.

Le rétropédalage de Ségolène Royal n’y change rien. Il menace par ailleurs la situation professionnelle et l’avenir des 210 salariés de la société Ecomouv’, dont 157 travaillent à Metz, et qui ont été recrutés spécialement pour la gestion de cette taxe. Il faut y ajouter aussi les quelque 130 douaniers affectés spécifiquement à cette mission et qui se trouvent aussi sur le carreau.

La Confédération FO a toujours considéré que l’impôt devait être recouvré par l’État et dénoncé les partenariats public/privé qui s’inscrivent dans un affaiblissement permanent du rôle de l’État et du Service public. Pour autant la situation des salariés d’Ecomouv’ qui résulte des décisions successives des gouvernements de droite et de gauche est inacceptable.

Les salariés se mobilisent actuellement. Les représentants du personnel devaient être reçus au Ministère de l’écologie, du développement durable et de l’énergie le 30 octobre.

L’Union départementale FO exige de l’État qu’il prenne ses responsabilités sur ce dossier. Cette responsabilité passe par un engagement ferme à assurer par tous les moyens les emplois de l’ensemble des salariés d’Ecomouv’.

Elle dénonce par ailleurs la démagogie de certains élus locaux qui instrumentalisent la situation et les salariés, en revendiquant à titre expérimental une gestion régionale d’une taxe poids lourds, pour légitimer la réforme territoriale en cours.