CPAM à Thionville : FO mobilise contre la poursuite des restructurations à la sécu

, par Udfo57

Le syndicat FO du site Thionville de la CPAM appelait les salariés à débrayer jeudi 11 octobre contre de nouvelles réorganisations à venir sur le site. Après la fusion des trois CPAM du département en 2010, la fermeture de 27 permanences sur 43 en 2012, les salariés et les assurés vont faire les frais d’une nouvelle réorganisation qui ne dit pas son nom.

Une cinquantaine de salariés se sont donc rassemblés devant les locaux de la CPAM.

Pour FO, ce plan est la conséquence conjuguée de la fusion des trois CPAM , des conventions d’objectifs et de gestion successives qui font qu’on ne remplace plus qu’un départ à la retraite sur trois, du schéma directeur immobilier qui vise à rapprocher la surface des sites à 12m²/agent, et de la mise en place de l’Agence Régionale de Santé et de la Régionalisation.

Derrière cette succession de mesures et de plans, il s’agit de l’existence de la sécurité sociale dans le département qui est en jeu : des sites sont directement visés et vont disparaître à terme.

Force Ouvrière n’accepte pas cette logique comptable de la réduction systématique des coûts, du non-remplacement de 2 agents sur 3 partis à la retraite, qui conduisent à remettre en cause les structures actuelles de la Sécurité Sociale, du service de proximité rendu aux assurés ; celui-ci constituant pourtant un des principes fondamentaux de la Sécurité sociale, que l’assurance maladie choisit de brader encore aujourd’hui.

Force Ouvrière condamne tous ces plans, demande l’arrêt immédiat des réorganisations et exige :

- le maintien des emplois en place ;
- le maintien des activités sur les sites ;
- le remplacement des départs en retraite ;
- le maintien de tous les sites ;
- le maintien de la sécurité sociale solidaire et égalitaire issue des ordonnances de 1945

Interrogés par le Républicain Lorrain, José Arias, secrétaire du syndicat FO, explique "on bouge tout, tous les jours. Des services nous sont retirés à Thionville pour être mis en place à Metz ou Sarreguemines." (...) "On fait faire d’autres tâches à des agents formés depuis des années sur un service particulier sans que cela ne s’accompagne d’augmentations indiciaires."

Pour José Arias, d’ici cinq ans, le site sera tombé sous la barre des 200 salariés (il en comptait plus de 400 il y a quelques années) ; ce qui met en péril son existence.