Communiqué non repris par la presse ArcelorMittal Florange : Les palabres, ça suffit !

, par Udfo57

L’Union départementale FO Moselle a pris connaissance des déclarations du ministre du redressement productif qui aurait « brandi devant le Sénat l’arme d’un contrôle public temporaire ».

Pour l’Union départementale FO qui s’est adressée à plusieurs reprises au gouvernement, le précédent et l’actuel, sans jamais obtenir de réponse, se félicite que celui-ci retrouve un peu de vigueur face à l’attitude destructrice du Groupe.

Pour autant, Alexandre TOTT secrétaire général de l’Union départementale FO de Moselle considère qu’il ne suffit pas de jouer les matamores, et qu’il revient à l’État et aux élus de prendre véritablement leurs responsabilités sans tarder.

C’est aujourd’hui que le gouvernement doit prendre des mesures pour réquisitionner la totalité de l’usine intégrée et du packaging, et engager un processus de nationalisation ; faute de quoi il se rendrait complice de la stratégie meurtrière de Mittal !

L’Union départementale FO Moselle rappelle ainsi la position qui a été adoptée à l’unanimité des 319 délégués présents à son congrès départemental samedi 17 novembre 2012 :

« Face à la désindustrialisation croissante, le Congrès dénonce le dogme européen de la « concurrence libre et non faussée » et revendique une véritable politique industrielle pour stopper les délocalisations, les externalisations et le dumping fiscal et social.

Le Congrès exige que les pouvoirs publics et le patronat prennent leurs responsabilités, aussi bien au niveau national qu’en Moselle. Le Congrès réaffirme la nécessité d’une véritable stratégie industrielle de la part de l’État, comme le réclame la Confédération dans ses revendications et propositions.

La mobilisation des travailleurs d’ArcelorMittal depuis de longs mois, dans laquelle le syndicat FO a pris toute sa place, est, de ce point de vue, emblématique d’un département sinistré qui se bat pour sa survie.

Force Ouvrière constate que les politiques n’hésitent pas à se servir du légitime combat des sidérurgistes à leurs propres fins politiciennes. Sarkozy l’a fait avec Gandrange, Hollande (et d’autres) l’ont fait avec Florange-Hayange lors de la campagne présidentielle. Les promesses (en dernier lieu celles du ministre Montebourg) relèvent de la démagogie et de la manipulation de l’opinion publique. De fait, ce simulacre de défense de l’industrie camoufle la mise à mort de la sidérurgie lorraine.

C’est pourquoi le Congrès réaffirme qu’il est de la responsabilité de l’État de prendre les mesures nécessaires pour le maintien de tous les emplois sur place. Le redémarrage de la filière chaude avec ses deux hauts fourneaux, reconnue rentable économiquement par tous les rapports d’experts doit se produire très rapidement. Dans le cadre d’ArcelorMittal, avec un repreneur, en développant le projet Ulcos ou en nationalisant l’ensemble de la filière !

Pour FO, avec ou sans Mittal, avec ou sans Ulcos, une seule chose compte : le maintien de l’activité sur le site et le maintien de tous les emplois !

Le Congrès estime que les revendications de nationalisation, de prise de majorité de capital par l’État, donc de contrôle des entreprises quand la situation l’exige, spécifiquement dans les secteurs industriels clefs, sont plus que légitimes.

Le Congrès apporte son soutien à tous les salariés qui luttent, avec leurs syndicats Force Ouvrière, pour la sauvegarde de leur emploi, et estime que dans tous les cas de figure, la responsabilité des pouvoirs publics et des élus est engagée. »