ACCORDS DE CHANTAGE À L’EMPLOI, FLEXIBILITÉ ET PRÉCARITÉ : ABROGATION DE LA LOI !

, par Udfo57

La loi de transposition de l’accord national interprofessionnel du 11 janvier a été adoptée définitivement par le Sénat mardi 14 mai 2013 dans une relative indifférence notamment médiatique, mais pas seulement.

Ainsi l’accord scélérat signé par la Cfdt, la Cftc, Cgc et le patronat devient une loi qui trouvera une application rapide dans la mesure où, semble-t-il, aucun groupe parlementaire n’envisage de recours au Conseil constitutionnel ; une démonstration de plus du consensus politique, de gauche et de droite, existant sur la baisse du coût du travail et la généralisation de la flexibilité et de la précarité. Pour tous en effet, l’objectif c’est la réduction de la dette et des déficits et la compétitivité en application des exigences de l’Union européenne et des marchés financiers définis par le traité européen (TSCG). Et peu importe que ces politiques d’austérité conduisent à la récession comme c’est le cas en Grèce, au Portugal, en l’Espagne et aujourd’hui en France.

La Confédération FO a refusé de signé l’accord national interprofessionnel du 11 janvier et exigé, avec la CGT, le retrait du projet de loi dans la cadre des mobilisations, des grèves et des manifestations les 5 mars et 9 avril (et le 24 janvier en ce qui concerne FO). Aujourd’hui, même si le Parlement a définitivement validé les accords de chantage à l’emploi et l’assouplissement du droit du travail pour le plus grand profit des entreprises, l’Union départementale de Moselle considère que le mot d’ordre que tous les syndicats FO et tous les salariés doivent brandir c’est : abrogation de cette loi scélérate !

Le combat contre l’austérité et la dérèglementation doit se poursuivre sur cette revendication et bien d’autres, car les dossiers de la remise en cause des retraites et des services publics vont être posés très rapidement.

C’est l’enjeu de la Conférence sociale que le gouvernement organisera mi-juin. Et pour faire passer leurs projets destructeurs, le gouvernement a besoin d’associer les organisations syndicales ; c’est ce que le gouvernement, appuyé par la Cfdt et le Medef, appelle la démocratie sociale.